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    L’église de Rochefort et son cimetière Localiser sur le plan interactif

    Paysage familier des Rochefortais, l’église romane est implantée sur une terrasse rocheuse au flanc de la colline qui surplombe le village. Elle est accessible par un long escalier de pierres de taille en pente raide qui longe un mur de soutènement massif appartenant à l’ancien château féodal.
    Simple et harmonieuse, elle fut dédiée à Saint Gilles, dont certaines reliques y sont conservées jusqu’en 1893 et à la Vierge Marie ultérieurement, A l’origine elle était la chapelle du Château féodal. Gui le Rouge revint en libérateur de la croisade et débarqua à St Gilles du Gard après 5 années d’aventures et promit de dédier l’église de Rochefort qu’il ferait construire au protecteur des pèlerins, des enfants et des navigateurs.
    Elevée au XIIe siècle et remaniée au XVIIe, elle a conservé un ancien cimetière où sont enterrés entre autres les princes de Rohan. C’est en 1648 que les princes de Rohan font orner de peintures murales l’église subsistant aujourd’hui à l’état de vestiges en cours de rénovation. En 1878, la duchesse de la Roche-Guyon offre un calice.

    L’église consiste en une nef sous une voûte de 12m de hauteur suivie d’un chevet arrondi. A leur jonction est érigé le clocher de style roman, relié au corps par un étroit passage, dont le portail est inscrit à l’inventaire des monuments historiques. A noter la disposition particulière des pierre dite ‘en feuille de fougère » ou « arête de poisson » (opus spicatum) caractéristique des constructions capétiennes.

    Sans influence gothique, une aile latérale a été rajoutée au XVIIe ainsi qu’une chapelle funéraire des Rohan dite « Chapelle des Princes » ou également « Chapelle Sainte-Anne ». En 1943, lors de l’ouverture de la crypte située au-dessous de la chapelle, on trouva (selon toute probabilité) les corps enterrés d’Hercule et de Charles III de Rohan.
    Les vitraux représentants les saints en pied et autres scènes sont datés de 1887. Plusieurs pierres tombales dont celle du bailli Nicolas Le Texier et de sa femme (1553) sont fixées aux murs.
    Etrangère à l’art gothique, cette église est le plus vieil édifice bien préservé du sud-ouest de l’Ile de France, exemplaire de l’architecture religieuse en zone rurale au XIe et XIIe siècle.

    La ville a conservé son ancien cimetière, construit sur une terrasse accolée à l’église. Il abrite les sépultures de plusieurs Rohan-Rochefort et une stèle, en forme d’obélisque, tombe d’un capitaine d’Empire, Pierre Lefranc né à Rochefort en 1776, engagé volontaire en 1793, et dont les états de service sont gravés sur la pierre.
    Député de l’Ardèche sous la Restauration, le marquis de Bernis mourut en 1846. Il transféra les corps des seigneurs de Rohan et de Bernis inhumés sur la colline dans un emplacement réservé du cimetière auquel l’usage encore vivant aujourd’hui donna le nom de « cimetière des Princes ».
    La Commune possède un droit coutumier, le parc du château étant l’unique accès non piéton vers l’église. Pour plus d’informations sur l’architecture de l’Eglise et ses trésors historiques, consulter la thèse d’histoire de l’art de M. Richard Carott, disponible à la Bibliothèque Municipale. Pour les visites, consulter le Secrétariat de la Mairie.

    A l’emplacement du parc du château actuel se trouvait le prieuré de la Madeleine, couvent des colons agricoles. La chapelle et les bâtiments du prieuré existaient encore en 1496.

    En savoir + sur la rénovation de 1993

    Un cambriolage en l'Eglise de Rochefort (21 novembre 1788)